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Les sauts en canyoning

Les sauts en canyoning

La pratique des sauts en canyoning est une chose que l’on retrouve régulièrement lors d’une descente et c’est bien souvent ce qui attire le plus les pratiquants. Oui mais les sauts ne sont pas sans danger si on ne respecte pas quelques règles élémentaires. De plus savoir sauter ne s’apprend pas en 5 mns  et on a malheureusement  tendance à  surévaluer ses capacités,  ce qui aboutit régulièrement à des accidents plus ou moins graves. Voici donc quelques conseils pour que votre sortie canyoning ne finisse pas en un aller simple en hélicoptère vers l'hôpital local.


Ne surestimez pas la hauteur du saut.

Plus on saute de haut plus on arrive vite dans l’eau, c’est logique. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’à partir d’une certaine hauteur l’eau se transforme en béton et l'arrivée si elle n’est pas parfaite peut faire très mal. Voici un petit croquis des vitesses d’arrivée en fonction de la hauteur. Vous pouvez vous rendre compte que les vitesses atteintes sont hallucinantes.

Sondez toujours la vasque.

Une rivière bouge en permanence. D’une année sur l’autre une vasque peut se remplir et diminuer sa profondeur ou même se combler complètement. De plus, les crues du printemps peuvent amener des branches voir même des troncs. Imaginez les dégâts que peut faire une arrivée à 30 km/h sur un tronc hérissé de branches.

L’impulsion.

L’impulsion est un des facteurs qui va définir votre positionnement dans la phase aérienne et donc votre arrivée dans l’eau. Beaucoup de gens ont tendance à sauter les pieds parallèles, ce qui est une grave erreur. Votre impulsion sera de cinquante centimètres au plus,  le risque de toucher la paroi est très présent.  Les pieds doivent être décalés, plus ou moins en position starting block. Assurez-vous que le pied arrière soit suffisamment bloqué pour ne pas déraper ce qui vous amènerait immanquablement à faire un plat ventre. L’impulsion doit être franche et sans hésitation pour ne pas risquer une glissade arrière.

La phase aérienne.

Plus on saute de haut, plus vous allez devoir vous équilibrer dans cette phase. Écartez les bras comme si vous marchiez sur un fil à la manière d’un funambule. Pour les sauts de faible hauteur, vous pouvez garder les pieds en position neutre. Pour des sauts plus hauts, vous pouvez écarter légèrement les genoux en repliant les jambes sur l’arrière, un peu comme spiderman.

L'arrivée dans l’eau.

C’est là que tout se joue. Le principe est simple, tout ce qui dépasse risque de taper durement la surface. Les bras ouverts et c’est la luxation d’épaule (le plus courant), les jambes ouvertes et c’est les bijoux de familles qui vont recevoir. Une arrivée sur les fesses et c’est le dos. Jusqu’à une certaine hauteur (environ 5-6 mètres)  il n’y a généralement pas de dégâts mais haut dessus c’est aléatoire. Déjà, vous devez arriver dans l’eau gainé, contracté, ce qui pardonnera plus les erreurs. Puis arrivez de façon droite et profilée de façon à percer la surface avec vos pieds. Cela vous évitera en plus le plat sur les fesses. Ensuite tous les membres doivent être rentrés (bras et jambes) pour éviter les traumatismes articulaires. Vous pouvez aussi souffler par le nez au contact de l’eau pour éviter les entrées d’eau. Et une petite combine en plus, n’hésitez pas à mettre votre cagoule pour les sauts d’ampleur. Cela protégera vos tympans.

Voilà, maintenant vous avez les bases, restez prudent et sautez en augmentant progressivement la hauteur sans vous embaler. Rappelez vous qu'il vaut mieux poser la corde plutôt que de partir sur un saut que l'on ne sent pas.Si vous rechercher un superbe canyon dans les Cévennes où vous pourrez profiter de nombreux sauts, vous pouvez visiter notre page consacrée au canyon des gorges du Tapoul.

 

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